Au collège Vauban, les élèves jouent avec les maths

Dans le cadre de la Semaine des mathématiques, le collège Vauban, à Belfort, organisait une journée ludique autour des maths pour changer l’image de cette matière mal-aimée des élèves. Au programme : jeu d’orientation mathématique et construction d’un arbre de Pythagore.

Carte à la main, balise électronique à l’index, les collégiens naviguent entre la dizaine de plots disposés dans la cour du collège Vauban à Belfort. Difficile à croire au premier abord, mais ainsi équipés, ces élèves de la classe de 4e  font des mathématiques.

L’activité faisait partie des deux animations proposées ce mardi au collège dans le cadre de la Semaine des mathématiques. Pour cette 8e  édition, l’objectif affiché est de donner une image plus ludique à cette matière mal-aimée des élèves.

Et avant l’atelier, la mission est loin d’être gagnée. « Les maths ? C’est chiant. Enfin, ça dépend aussi du prof », explique Célian, élève en 4e  qui se dit plus volontiers fan de sport.


Des élèves plus investis

Il a été gâté avec ce jeu grandeur nature, inspiré de la course d’orientation, animé par Arnaud Simard, maître de conférences à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE).

Pourtant les questions ont posé quelques difficultés aux élèves : trouver la base de la hauteur ou l’orthocentre d’un triangle dessiné par ces plots. « Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que les élèves viennent poser des questions, continuer de chercher la bonne réponse. En classe, ils auraient abandonné depuis longtemps », se félicite Michel Bedel, professeur de maths à Vauban.

Et c’est bien là tout l’objet de cette journée : montrer aux élèves que derrière les formules et théorèmes parfois compliqués se cachent des choses plus concrètes, voire même – attention, gros mot quand on parle de maths – amusantes.

Dans une des salles de l’établissement, une autre classe de 4e  se penche sur une application du théorème de Pythagore, le fameux carré de l’hypoténuse du triangle rectangle. Le tout avec des cubes en papier. « Ils vont construire l’arbre de Pythagore », explique Fabrice Berçot, leur professeur. « Chaque cube se divise en deux plus petits jusqu’à créer un arbre. Et la taille des différents cubes est régie justement par le théorème de Pythagore, qui est l’un des plus appréciés des élèves. »

Faire des maths en s’amusant, c’est peut-être ça la solution pour redorer l’image de la matière la plus détestée de l’école. En tout cas, ce mardi au collège Vauban, cela semblait porter ses fruits. Comme Renaud et Ayoub, ils étaient nombreux à penser que les maths, « c’est quand même mieux comme ça que les cours en classe. »Les maths sont une matière vivante, pas une discipline que l’on visite comme un musée. Arnaud Simard, maître de conférences à l’ESPE

Aurélien BRETON – Est Républicain – 13 03 19

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