Dernières révisions avant le brevet

Jeudi et vendredi, les élèves de troisième devront plancher sur quatre épreuves écrites, dans le cadre du diplôme national du brevet. Pour préparer les candidats, le collège Vauban a organisé une semaine de révisions.

 

À peine la célèbre épreuve du bac terminée, c’est au tour du brevet de tourmenter les élèves. Pour les collégiens, la tâche ne s’avère pas aisée cette année, car le nombre d’épreuves est passé de trois à cinq. Les classes de troisième ont déjà dû faire face à un oral d’histoire des arts ou d’EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires). Cependant, c’est sur le papier qu’il va falloir briller jeudi et vendredi, pour décrocher le diplôme national du brevet. L’épreuve de français va ouvrir le bal jeudi dès 9 h. L’après-midi, place aux mathématiques. Le programme du lendemain : histoire, géographie et EMC (éducation morale et civique) le matin, et sciences l’après-midi.

Toutefois, ces épreuves écrites ne font pas tout. Le travail fourni par les candidats tout au long de l’année compte également pour moitié de la note finale. C’est un score minimum de 400 points sur 800 qui est requis pour l’obtention du diplôme.

Face à l’ampleur des révisions, certains établissements – à l’image du collège Vauban à Belfort – ont établi une semaine de révision, afin d’épauler les troisièmes.

Comment réviser le premier examen national de sa scolarité ?

« On a revu l’emploi du temps de toutes les classes », renseigne Christine Milleret, directrice adjointe de l’établissement. En effet, les emplois du temps des candidats au brevet ont été refondus et ne sont consacrés qu’aux matières évaluées lors de l’examen.

Chacun a sa technique pour apprendre. Certains élèves ne jurent que par le « par cœur », d’autres préfèrent des méthodes plus ludiques. Par exemple, aux yeux de Lucie Gaspard, « les cartes mentales pour réviser c’est plus facile ».

Travailler en groupe ce n’est pas seulement découvrir d’autres manières d’apprendre, mais aussi rendre la révision plus dynamique. En effet, beaucoup d’élèves déclarent ne pas être motivés pour travailler lorsqu’ils sont seuls chez eux.

Si le brevet n’est pas obligatoire pour passer en seconde, il conserve une dimension symbolique très forte pour ces jeunes. L’idée n’est pas d’opérer une sélection sans pitié, mais d’habituer l’élève au rite de l’examen. « C’est important d’accoutumer l’élève à l’examen », défend Christine Milleret.

13 980 candidats scolaires sont inscrits dans l’académie de Besançon à la session de juin 2018.

 

« Faut pas se mettre trop de pression »

 

Raphaël Helleu, collège Vauban

« À la maison, on n’arrive pas à réviser, on ne fait pas grand-chose. Ce qui est bien avec la modification des emplois du temps pour réviser, c’est que toutes les matières inutiles ont été enlevées, enfin celles qu’on ne passe pas pendant le brevet. Du coup, on peut se concentrer sur les matières importantes pour le brevet. Mais bon, faut pas se mettre trop de pression, il faut rester serein. »

 

« Apprendre, c’est du par cœur »

 

Léon Stemmelin, collège Vauban

« Pour apprendre, surtout en histoire, en général je cache, j’essaye de retenir et puis je répète. C’est comme ça que je fais chez moi : apprendre, c’est du par cœur. Avec cette semaine de révisions, on peut réviser tous ensemble en groupe, c’est plus ludique. Ça permet d’interroger les autres, mais aussi de s’interroger soi. Ça m’aide en général, mais après ça dépend aussi du groupe ! »

 

« Le brevet, c’est pour nous qu’on le fait »

 

Assma El Abbassi, collège Vauban

« L’important, c’est avant tout de se fixer un objectif. Ça sert à rien de trop stresser, il faut y arriver en étant un minimum serein. Le brevet c’est pas vraiment utile, enfin ça ne sert pas à grand chose pour plus tard, mais c’est pour nous qu’on le fait. D’accord c’est le premier examen, mais c’est surtout une fierté personnelle on va dire. »

EST REPUBLICAIN Anabelle PLAIT

 

 

 

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