Une unité pour les élèves allophones

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Une unité pour les élèves allophones, comment ça fonctionne ?

Exemple à Belfort, au Collège Vauban :

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C’est soir de fête au collège Vauban, à Belfort (90) : parmi les 81 anciens élèves de troisième tout joyeux de récupérer leur diplôme national du brevet obtenu en juin, une jeune Afghane accompagnée de sa maman, sourit discrètement. Arrivée en 2014, elle a été prise en charge dans l’UPE2A de l’établissement, unité d’enseignement pour enfants allophones arrivants. Et a obtenu son brevet en juin. Un an plus tard.

Le département compte quatre unités, une en élémentaire, deux en collège, une en lycée, qui accueillent enfants et adolescents dès leur entrée sur le territoire. La première étape est l’apprentissage de la langue, quel que soit leur âge. L’Éducation nationale les considère comme des « élèves à besoins éducatifs particuliers » et leur prise en charge est réalisée avec l’appui du Casnav, centre académique pour la scolarisation des enfants nouvellement arrivés et des enfants de familles itinérantes et de voyageurs.

L’objectif principal étant de favoriser leur intégration rapide dans leur environnement social et amical de proximité, ils ne sont plus, depuis quatre ans, éparpillés dans différentes écoles. Au niveau élémentaire, ils représentent une classe à l’école Pergaud et des ressources humaines sont mobilisées pour eux, avec un professeur spécialiste en français langue seconde et plurilinguisme. Chaque situation est individualisée et basée sur l’analyse des savoirs, des savoir-faire de chaque enfant avant son arrivée en France et sur ses besoins. Dans le secondaire, les adolescents détiennent souvent des connaissances, voire des diplômes et constituent aussi un groupe au lycée, qu’ils viennent d’une des UPE2A de collège ou directement de leur pays. Anouchka Macera, professeure coordinatrice chargée de mission du Casnav pour le Territoire de Belfort, avec une assistante pédagogique, formée en français langue étrangère, les font travailler ensemble tout en favorisant, dès que possible, l’inclusion vers des matières ordinaires du lycée Follereau. Car l’objectif est, comme leurs camarades, le baccalauréat et ces élèves deviennent quelquefois de véritables exemples de réussite scolaire, souvent mus par une volonté farouche d’apprendre pour mieux s’en sortir.

Karine FRELIN – Est Républicain

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